Pardigone ?
Les tisserands de Saint-Julien connurent une renommée certaine jusqu'au XIXe siècle. L'économie pastorale qui caractérisait ce secteur induisait des activités de transformation de la production lainière, les pièces de tissu étaient écoulées dans les foires locales. La production fruitière était importante, la plus caractéristique fut longtemps celle des pruneaux que l'on vendait en basse Provence. Il s'agit de prunes bleues de la variété pardigone que l'on ébouillantait puis disposait sur des claies dans les séchoirs domestiques situés au dernier étage des maisons. Les prunes y restaient un mois, elles se couvraient en se desséchant d'une pruine farineuse. Ces séchoirs, dotés de grandes ouvertures juxtaposées pour favoriser l'ensoleillement et la ventilation des fruits, ont longtemps conféré aux lieux une architecture particulière.