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Saint-Julien du Verdon

Saint-Julien du Verdon

Un village perché :

Une poignée d'habitations groupées autour d'un clocher, posées sur un vaste replat entre le bleu des eaux du lac et le vert sombre des pentes boisées que surmonte une falaise de calcaires clairs, voici Saint-Julien-du-Verdon. Ce charmant village perché occupait un petit promontoire avant la mise en eau du barrage de Castillon voisin. Le lac baigne aujourd'hui ses abords, à l'ouest et au sud.

Saint-Julien du Verdon

Une histoire de barrage :

Le barrage fut édifié à partir de 1928. Il s'agissait de répondre aux besoins croissants des populations en électricité. Une entreprise allemande commença les travaux qui furent effectués au titre des réparations des dommages de guerre. Ils cessèrent entre 1932 et 1938 puis reprirent pour dix nouvelles années. Mis en eau en 1948, ce barrage, qui fut l'un des premiers de ceux qui jalonnent aujourd'hui le Verdon, a noyé les terres basses de la communauté, ainsi qu'un moulin à plâtre.

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Sur la voie romaine :

Cette localité s'est vraisemblablement implantée en raison de la proximité de la voie romaine Cimiez-Riez qui traversait le Verdon au sud de Saint-Julien sur un pont curieusement nommé le pont Julien. Aucun vestige antique n'a cependant été découvert dans cette commune.

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Au sommet du village :

Les habitations datent de la période moderne, certaines portent des linteaux millésimés du XVIIe siècle. L'ancienne église paroissiale dédiée à Notre-Dame de l'Assomption se trouve au sommet du village. Son petit clocher carré couvert de tuiles vernissées fut construit au XVIIIe siècle. Elle fut dotée, en 1660, d'un autel et d'une toile consacrée au couronnement de la Vierge avec saint Julien. C'est l'œuvre de Jean André, un peintre natif d'Annot qui produisit nombre de toiles pour les églises des environs. La chapelle basse fait aujourd'hui office d'église paroissiale.

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Pardigone ?

Les tisserands de Saint-Julien connurent une renommée certaine jusqu'au XIXe siècle. L'économie pastorale qui caractérisait ce secteur induisait des activités de transformation de la production lainière, les pièces de tissu étaient écoulées dans les foires locales. La production fruitière était importante, la plus caractéristique fut longtemps celle des pruneaux que l'on vendait en basse Provence. Il s'agit de prunes bleues de la variété pardigone que l'on ébouillantait puis disposait sur des claies dans les séchoirs domestiques situés au dernier étage des maisons. Les prunes y restaient un mois, elles se couvraient en se desséchant d'une pruine farineuse. Ces séchoirs, dotés de grandes ouvertures juxtaposées pour favoriser l'ensoleillement et la ventilation des fruits, ont longtemps conféré aux lieux une architecture particulière.

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A voir :

  • Le lac de castillon
  • La chapelle du XVIIe
  • Lavoirs et fontaines