Dans un contexte national et régional encourageant fortement le développement de l’énergie solaire photovoltaïque et afin de favoriser un développement maîtrisé des centrales photovoltaïques au sol, les élus du Parc du Verdon ont élaboré une « position », document important au regard de la préservation des paysages et de la biodiversité.
La loi dite « énergie – climat » de 2019, qui fixe un objectif de 33 % pour la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie de la France à l’horizon 2030, repose notamment sur un développement important de la filière photovoltaïque.
Les objectifs fixés par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur sont ambitieux, visant à faire de la région une région à énergie positive en 2050, c’est à dire produisant plus d’énergie qu’elle n’en consomme.
De ce fait, le territoire du Verdon et ses vastes espaces ensoleillés attirent de nombreux opérateurs de l’énergie pour y implanter des centrales photovoltaïques au sol.
Occupant parfois plusieurs dizaines d’hectares, ces installations sont susceptibles d’impacter durablement les espaces agricoles et de nature et les paysages du Verdon.
Afin d’encadrer le développement des projets, leurs impacts potentiels mais également d’optimiser les retombées économiques locales, les instances élues du Parc, dont l’avis sur les projets est sollicité à titre consultatif par les Préfets des Alpes de Haute-Provence et du Var, ont défini des critères pour leur examen au cas par cas.
Cette position pose des principes d’accueil, avec notamment :
- Le respect de la Charte du Parc au regard de la protection des terres agricoles, de la biodiversité et des paysages.
- Le développement des énergies renouvelables ne doit pas faire oublier l’importance primordiale de l’économie d’énergie, une approche promue sur la base de la démarche négaWatt, qui doit être déclinée dans les communes accueillant les projets.
- L’implantation des centrales solaires en priorité sur les espaces déjà artificialisés.
- La recherche de solutions pour privilégier la maîtrise foncière public des projets, afin de garantir l’optimisation des retombées économiques et favoriser l’intérêt général.
- La concertation locale des habitants avec la promotion de projets ouverts à la participation y compris financière des projets, pour favoriser l’appropriation locale des enjeux de l’énergie.
