- VRAI ? FAUX ? Est-ce que ? Ah bon ? Je pensais que…
Vous trouverez ici les réponses aux questions les plus fréquemment posées aux agents du Parc, ou les idées reçues sur le Parc…
FAUX : le Parc n’est pas un espace clos, mis sous cloche, ni une « réserve », c’est un territoire habité, constitué de 54 communes, ouvert à tous.
Il ne s’agit pas d’un parc « fermé » comme un parc de loisirs. Il n’y a pas de droit d’entrée, ni de barrière à l’entrée du territoire.
Par contre, la Maison du Parc, siège administratif de la structure du Parc située sur le Domaine de Valx à Moustiers-Sainte-Marie, a elle, des horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h.
Les activités, tourisme et découverte…
FAUX : Le Parc n’a pas de pouvoir réglementaire.
NON. Le camping sauvage, sous quelque forme que ce soit (tente, caravaning…), est interdit sur les berges des lacs et dans les Gorges du Verdon.
Ces interdictions sont précisées et confirmées par des arrêtés préfectoraux ou municipaux.
En dehors des zones où le camping est réglementé, il vous faut l’autorisation du propriétaire.
Conseils : Il est préférable, dans tous les cas, de se renseigner en mairie, et en l’absence de règlementation particulière, demander l’autorisation au propriétaire. Il faut se rappeler qu’il n’existe pas de terre sauvage libre de toute réglementation. La moindre parcelle, le moindre terrain appartiennent toujours à quelqu’un (propriétaire privé ou public) et les usages sont nombreux.
Vous trouverez dans les offices de tourisme toutes les solutions pour passer la nuit à un prix qui vous convienne. Ne risquez pas une amende de 135 € en campant !
Le VTT est généralement autorisé sur les chemins ouverts à la circulation.
En revanche, les quads et motos doivent respecter la réglementation en vigueur, comme partout en France : pas de circulation en dehors des voies ouvertes à la circulation publique. La circulation motorisée est en effet interdite en dehors des pistes prévues à cet effet. Le panneau B0 à l’entrée des chemins signale l’interdiction de circulation des véhicules. Ne vous aventurez pas sur ces pistes !
Le Parc sensibilise les usagers au respect des milieux naturels et des autres usagers.
OUI et NON. Tout dépend des endroits.
De manière générale les chiens ne sont pas interdits, mais ils doivent être tenus en laisse dans les zones sensibles ou à proximité des troupeaux pour éviter de déranger la faune sauvage ou les animaux d’élevage.
Certains sentiers de randonnée sont interdits aux chiens, notamment le sentier Blanc Martel, en raison des équipements. Renseignez-vous auprès des Offices de tourisme.
OUI, mais sous conditions. Le survol de drones, qu’il soit à usage professionnel ou de loisir, est réglementé. Il peut déranger les habitants, les visiteurs ou la faune sauvage.
Le Parc met à disposition un guide pratique et une carte des zones sensibles pour aider les usagers à respecter les bonnes pratiques.
Avant de faire voler votre drone, informez-vous bien sur les démarches à suivre et les zones interdites. Merci de respecter les consignes pour préserver la tranquillité et la biodiversité du territoire.
Puis-je faire voler un drone au-dessus des Gorges ou des villages ?
Pas sans précaution. Certaines zones sont particulièrement sensibles, notamment dans les gorges, au-dessus des villages ou à proximité des nids d’espèces protégées. Des restrictions existent, et il peut être interdit de survoler certaines parties du territoire. Consultez toujours la carte des zones sensibles et le guide du Parc avant tout vol.
NON. Surtout pas ! Le développement économique est l’une des missions principales du Parc.
Il s’agit de favoriser des activités compatibles avec la préservation des patrimoines naturels et culturels : tourisme durable, circuits courts, artisanat local, agriculture de qualité, etc.
Eau, rivière et baignade
NON, elle est interdite à certains endroits.
Sur les communes d’Aiguines, Castellane, Rougon et La Palud-sur-Verdon, des arrêtés municipaux interdisent la baignade dans la rivière du Verdon. Le courant est dangereux, avec des mouvements d’eau puissants et des siphons naturels invisibles.
Le Verdon est une rivière régulée par des barrages hydroélectriques.
Des lâchers d’eau peuvent faire monter le niveau très rapidement, sans signe avant-coureur. Ne traversez jamais la rivière à pied et restez toujours sur les berges.
OUI, mais uniquement dans le cadre d’activités encadrées et réglementées.
Pour pratiquer des sports d’eau vive en toute sécurité, faites appel à des professionnels et renseignez-vous sur les jours de lâcher d’eau auprès des offices de tourisme.
Pour éviter les conflits entre usagers (pêcheurs, kayakistes, canyonistes…) et pour protéger les milieux aquatiques et la faune, comme l’Apron du Rhône, une espèce menacée. La réglementation vise à concilier usage et préservation.
NON, ce geste apparemment anodin a de lourdes conséquences. En déplaçant les pierres, on détruit des micro-habitats essentiels à la vie aquatique : insectes, larves, et œufs sont exposés ou écrasés. Le courant est modifié, l’eau se réchauffe, et les poissons ne peuvent plus circuler ni se nourrir correctement.
Laissez les galets en place : la rivière se porte mieux sans intervention humaine.
La structure Parc naturel régional du Verdon
FAUX : Le Parc n’a pas de pouvoir réglementaire, il permet une meilleure connaissance et compréhension des règles environnementales existantes et aide à trouver des solutions pour les prendre en compte. Les communes restent maîtres de leurs décisions.
Les différentes lois ou règlementations (loi littoral, loi montagne etc.) s’appliquent comme partout ailleurs.
Le Parc crée un « nous ». Il est à ceux qui le gèrent, les collectivités, et à ceux qui le font vivre, ses forces vives. Il est ce qu’on en fait !
FAUX : Aux agriculteurs, il propose un cadre volontaire pour encourager des pratiques durables, telle que la démarche REGAIN, mais il ne peut pas imposer de règles aux agriculteurs. Il peut, en revanche, les accompagner et les aider à accéder à des dispositifs de soutien.
FAUX. Il est tout à fait possible de construire, à condition de respecter les documents d’urbanisme locaux (PLU, carte communale). Le Parc peut accompagner les communes pour intégrer les enjeux paysagers et patrimoniaux dans leurs documents, mais il ne délivre aucun permis. Les permis de construire sont du ressort des communes.
NON. Les communes, les intercommunalités et les départements cotisent pour le fonctionnement du Parc mais c’est la Région qui apporte la majeure partie du financement. Les communes bénéficient des services du Parc, des programmes financiers animés par le Parc et de la Dotation biodiversité versée par l’État.
Le Parc est un levier financier puissant : 1 € génère 18 € versés par la Région, les départements, l’État, l’Europe, l’Office français de la biodiversité…
Tous les patrimoines qui font la richesse du territoire sont pris en compte : la faune et la flore, mais aussi le patrimoine architectural, les savoir-faire artisanaux et agricoles, les paysages, la culture vivante…
La Charte cherche un équilibre entre développement économique, bien-être des habitants et respect des patrimoines.
VRAI & FAUX : c’est un exemple de la difficulté de trouver un équilibre entre respect de la biodiversité et soutien à une économie locale indispensable à notre territoire qu’est le pastoralisme.
OUI ! Le Parc est un projet de territoire construit avec les acteurs locaux. Les habitants peuvent s’impliquer à travers des réunions publiques, des projets participatifs ou en s’investissant dans la vie associative locale. Les élus qui siègent dans les instances du Parc sont aussi leurs représentants.