Porté par les services, le tourisme et l’agriculture, le territoire bénéficie d’un taux d’emploi relativement correct.
Cependant, il peine encore à créer des emplois qualifiés à l’année, et la transformation ou la valorisation de ses ressources restent limitées.
Une économie tournée vers les services
Avec une augmentation de 0,4 % des emplois par an entre 2010 et 2015 – contre 0,1 % pour Provence-Alpes-Côte d’Azur – le Verdon semble avoir été plutôt résilient face à la crise financière et économique de 2008-2010.
Le tourisme et l’agriculture sont ses deux grands piliers économiques, mais l’emploi salarié public occupe aussi une place importante avec 34 % des emplois (12 des 20 plus grands employeurs du Verdon sont du secteur public).
Largement dominée par les commerces et les services (85 % des emplois), son économie est très fortement tournée vers la satisfaction des besoins des habitants et des visiteurs, au détriment de l’industrie ou des produits finis (15 %).
Un marché de l’emploi déformé par le tourisme
Avec une part dans l’agriculture et dans les activités de première transformation plus importante qu’ailleurs, la population active est globalement plus diversifiée qu’en milieu urbain. Elle présente également une vraie vitalité due au solde migratoire, avec notamment une arrivée de plus de 700 habitants par an entre 2006 et 2011.
Cependant, le marché de l’emploi est déformé par l’emploi touristique saisonnier qui représente 21 % de l’emploi total – contre seulement 6 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le maintien d’un tissu économique diversifié à l’année est donc une nécessité, et la création d’un modèle de développement rural apparaît un enjeu particulièrement fort pour le territoire, tout en restant appuyé sur le pilier touristique.
Pour un développement durable en milieu rural
Le Parc du Verdon est engagé dans une longue étape de compréhension des enjeux du développement rural.
Il a d’abord fait réaliser des portraits de territoire sociodémographiques et une étude sur le potentiel du télétravail.
Il a contribué à la mise en place d’une plateforme de formation territoriale et à l’accompagnement de 50 porteurs de projets en création d’activité.
Mais, avec la réorganisation territoriale et l’avènement de l’intercommunalité, beaucoup d’acteurs sont devenus compétents pour se saisir de la question. Le rôle du Parc doit être repensé, dans le sens d’une meilleure coordination des initiatives et d’une plus grande plus-value sur la dimension durable des projets.
Sources des chiffres : INSEE 2022 – IGN 2024 – AGRESTE 2020 – BD OCSOL 2019 (Région Sud)