En dessinant les Gorges du Verdon au rythme lent des temps géologiques, les forces de la nature se sont montrées généreuses.
Mais si ce grand paysage lui assure une vraie notoriété, il peut aussi masquer les multiples attraits du territoire.
À la croisée de plusieurs influences climatiques et géographiques, le Verdon livre une diversité étonnante qui invite à sortir des sentiers battus…
Notoriété et attractivité
Les Gorges du Verdon, avec leur réputation de plus grand canyon d’Europe, ont acquis une notoriété internationale qui permet au territoire de profiter d’une grande attractivité paysagère.
Cet espace géographique bénéficie d’une nature de premier plan aux portes des grandes agglomérations ; sa faune et sa flore comptant de nombreuses espèces endémiques qui génèrent une biodiversité d’exception.
Son caractère rural marqué se traduit par une faible densité de population et un tissu d’habitats regroupés autour de villages aux silhouettes remarquables.
Les activités agricoles modèlent les paysages, prenant l’allure de cartes postales pour des visiteurs du monde entier.
L’eau agit, elle aussi, comme une ressource précieuse. Elle est bienfaisante par ses vertus thermales faisant la renommée de Gréoux-les-Bains, et les plans d’eau et la rivière occupent une part importante de l’offre touristique estivale.
Sensations et découverte
L’offre d’activités touristiques est largement dominée par les pratiques sportives de nature encadrées ou en liberté.
Eau vive, randonnée aquatique et descente de canyons dans le cours du Verdon et ses affluents, escalade dans les gorges, parapente et vol à voile dans les airs, activités nautiques sur les lacs…
Les sites naturels du Verdon sont souvent utilisés comme un vaste terrain de jeu et de sensations.
Bien répartis sur l’ensemble du territoire, les sentiers de randonnée occupent également une place de choix, avec des circuits emblématiques comme le sentier Blanc-Martel ou l’Imbut ; et plus récemment le sentier du Garde-canal dans les basses gorges du Verdon.
La randonnée se décline désormais en parcours d’itinérance proposant un mode de découverte et de séjours au rythme de la marche.
Le VTT et le tourisme à vélo complètent le potentiel de mobilité douce et bénéficient d’une animation dédiée portée par l’association Vélo Loisir Provence, soutenue par le Parc.

Quant aux sites de visite et de découverte, ils se sont multipliés depuis la création du Parc du verdon et sont également bien répartis sur le territoire.
L’offre culturelle assure une vraie diversité d’événements tout au long de l’année, sur tout le territoire.
Le Verdon s’inscrit dans une vision globale et concertée du développement touristique.
Avec 4 Parcs nationaux, 9 Parcs naturels régionaux pour la seule Région Sud, la Parc naturel régional du Verdon est au cœur de la première zone d’espaces protégés de France.
Destination de tourisme rural par excellence, il trouve sa place entre l’attrait balnéaire du littoral azuréen et les stations touristiques des Alpes du Sud.
Grâce à des partenariats et des mutualisations, il a pu prendre part à des stratégies touristiques dépassant son périmètre, à la fois à l’échelle régionale via le réseau des Parcs, et à l’échelle de la destination touristique Grand Verdon « des sources à la confluence », ainsi qu’au travers du programme LEADER « le Verdon réinvente sa ruralité » ou le programme « Espace valléen ».
Dans chacune de ces démarches de coopération, le Parc est garant de la préservation et de la valorisation des sites attractifs et place son expertise technique au service de la concertation.
Il cherche l’équilibre entre préservation des patrimoines et développement de l’économie locale, et œuvre ainsi en faveur d’une gestion solidaire des biens communs fondateurs de la notoriété du Verdon (gorges, eau, paysages agricoles).
Gestion des sites
Avec un million de visiteurs par an dans les Gorges du Verdon et jusqu’à 500 randonneurs par jour sur les sentiers les plus emblématiques…
L’afflux de touristes est concentré à la fois dans le temps et dans l’espace. Pour faire face à ce tourisme pouvant être qualifié « de masse », il a fallu aménager les sites et mettre en œuvre un tourisme plus durable.
Organiser une qualité d’accueil à la hauteur de la notoriété des sites
Du fait de leur sur-fréquentation, certains sites naturels du Verdon souffrent de dégradations qui déprécient leur notoriété.
Depuis 2014, une régie d’aménagement et de gestion adossée au syndicat mixte du Parc accompagne les collectivités territoriales pour assurer une meilleure gestion de ces sites.
Grâce à cet outil, le Parc est désormais en capacité d’assurer des opérations en maîtrise d’ouvrage, parmi lesquelles on compte l’aménagement des belvédères sur la route des Crêtes et sur des sites emblématiques comme le Point Sublime, qui engagent l’obtention du label Grand Site de France.

Parallèlement, l’opération écogardes assume la sensibilisation du public aux enjeux et à la fragilité du territoire et contribue à des opérations de police environnementale, tandis que des programmes de formation sont proposés aux entreprises d’activités d’eau vive pour les aider à adapter leurs prestations aux fragilités écologiques des sites.
Vers une mobilité douce
Sur le plan de la mobilité, des déséquilibres existent dans la desserte des sites : l’offre de transport collectif est faible, et les déplacements individuels en voiture sont la règle.
À la suite d’une première phase d’étude conduite en 2017 pour préciser les enjeux et identifier les solutions, un schéma de mobilité touristique durable a donc été élaboré en 2018.
Mené grâce à l’implication des autorités organisatrices de la mobilité durable – et particulièrement de la Région – il a notamment permis de densifier le cadencement de la LER 27, la principale ligne de transport collectif routier, et d’assurer la prise en charge par le Parc de la navette Blanc-Martel dédiée aux randonneurs du sentier du même nom.
Pour un tourisme de valeurs
Comme tous les Parcs naturels régionaux, le Parc agit en faveur de la préservation de l’environnement, du bien-être des femmes et des hommes, et pour l’économie locale à travers la marque Valeurs Parc naturel régional.
Instaurée en 2016 et animée par le réseau interParcs, cette marque incite les acteurs locaux (hôteliers, guides de montagne, propriétaires de gîtes et de chambres d’hôtes, gestionnaires de musées, propriétaires de camping…) à s’engager sur les valeurs du tourisme durable auprès de consommateurs de plus en plus sensibles à ces enjeux.