Le Verdon est un territoire peu dense (17,2 habitant/km2), au cœur d’une région très dense (160 habitant/km2).
80 % de sa population se concentrent à l’ouest, où l’on vit à la campagne, non loin des sites urbains pourvoyeurs d’emplois ; contre seulement 20 % à l’est, où la vie est marquée par une très grande ruralité.
Un territoire attractif impacté par le vieillissement
Très attractif, le Verdon a vu sa population multipliée par 2,3 en moins de 50 ans.
Toutefois du fait de sa grande ruralité – qui implique un accès aux équipements et aux services limités, des dynamiques de mobilité faibles et une offre de formations supérieures quasi inexistante… – il ne bénéficie pas d’un renouvellement naturel de sa population.
Cet essor démographique, il le doit à des migrations résidentielles en provenance de départements limitrophes, les nouveaux arrivants étant principalement de jeunes adultes entre 25 et 39 ans et des retraités.
En l’espace de 15 ans, l’âge médian du Verdon est ainsi passé de 44 à 48 ans – avec des effectifs très importants entre 65 et 70 ans – tandis que la tranche des 18-24 ans se trouve sous-représentée.
Un accès au logement difficile
Si, jusque dans les années 1970, on s’installait surtout dans le Verdon pour y construire sa résidence secondaire (elles représentaient alors jusqu’à 74 % du parc de logements), c’est d’abord une résidence principale que l’on vient y chercher aujourd’hui (54 % du parc actuel, contre 38 % pour les résidences secondaires).
Avec seulement 3 logements neufs commencés par an pour 1000 habitants (un rythme de construction plus de 2 fois inférieur à la moyenne régionale), le parc de logement est très largement dominé par la maison individuelle tandis que les centres anciens sont délaissés et se dégradent, au profit de l’habitat diffus.
Une partie de l’offre étant captée par la demande touristique, le marché du logement permanent y est plus réduit qu’ailleurs.
Le parc locatif social est quasiment inexistant et le parc locatif privé, lui aussi peu développé, peine à répondre aux besoins des ménages aux revenus les plus modestes.
Des dynamiques citoyennes ancrées
Primordiales sur un territoire rural tel que le Verdon, les associations compensent l’éloignement des services et répondent à de nombreux besoins.
Loisirs, culture vivante, environnement, patrimoine, mémoire, développement durable… elles assurent une vaste dynamique à la fois sociale et citoyenne.
Présentes à l’échelle des communes, elles peuvent aussi s’emparer de sujets plus vastes comme la protection de sites naturels, allant jusqu’à engager des actions en justice. Moins pérennes ou évoluant dans le temps, on assiste aussi au montage de collectifs autour d’enjeux fédérateurs comme la mise en place de lignes à haute tension ou l’implantation de parc éolien.
Soucieux de créer et d’animer des outils de participation à l’échelle du territoire, le Parc est à l’origine de plusieurs débats publics et démarches de consultation.
Mais ce sont surtout les concertations menées sur la durée qui semblent le mieux porter leurs fruits et coller aux attentes, à l’image de celles animées par le conseil de développement du Parc du Verdon sur l’épandage des boues d’épuration, ou du travail de longue haleine réalisé avec les usagers de la rivière à propos des débits réservés.
Sources des chiffres : INSEE 2022 – IGN 2024 – AGRESTE 2020 – BD OCSOL 2019 (Région Sud)
