Natura 2000 ? Quésaco ?

Dans les années 1990, neuf sites Natura 2000 ont été définis sur le territoire du Parc naturel régional du Verdon. Cette démarche européenne consiste à protéger un réseau de sites remarquables pour leur faune, leur flore et leurs milieux.
Le Parc naturel régional du Verdon est animateur de 6 sites Natura 2000.

Natura 2000 en Provence-Alpes-Côte d’Azur

La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (DREAL PACA) et le Parc naturel régional du Verdon ont réalisé une série de vidéos pour aider tout un chacun à comprendre ce qu’est le réseau Natura 2000.

Les sites du plateau de Valensole

Petit Rhinolophe ©Philippe Favre

Les cultures non irriguées du plateau (blé dur, lavande, sainfoin) hébergent des oiseaux qualifiés d’oiseaux steppiques. Ils nichent au sol ou près du sol, comme l’Outarde canepetière, l’Œdicnème criard, l’Alouette lulu, le Pipit rousseline, le Busard cendré
Leur survie dépend entièrement des pratiques et du paysage agricoles.

L’autre spécificité du plateau est d’héberger une espèce de chauve-souris, aujourd’hui devenue rare : le Petit rhinolophe.
On le trouve en petites colonies de reproduction, suspendu et enveloppé dans ses ailes au sein des bâtiments agricoles ou des combles. Il subit aujourd’hui la crise du logement lorsque les bâtiments abandonnés s’effondrent ou lorsqu’au contraire, les bâtiments sont rénovés et rendus hermétiques à leur présence.

  • Le site à chauves-souris du « Plateau de Valensole » (n°FR9302007)
  • Le site pour la protection des oiseaux de « Valensole » (n°FR9312012)

Le président du comité de pilotage de ces sites est Bernard Magnan, conseiller municipal à Valensole.

Retrouver toutes les spécificités de ces sites dans la pochette pédagogique du plateau de Valensole

Télécharger les documents d’objectifs en totalité (Tome 1 – diagnostic écologique et socio-économique, Tome 2 – plan d’actions, Annexe 1 – données biologiques détaillées, Annexe 2 – atlas cartographique, Charte Natura 2000).

Le site du Grand canyon du Verdon et plateau de La Palud

Ce site héberge des espèces aquatiques remarquables, comme l’Apron du Rhône, un poisson endémique du Rhône, dont une très belle population fréquente le moyen-Verdon.
Cette espèce est en danger critique d’extinction au niveau mondial et la population du Verdon s’avère particulièrement fragile du fait de la présence des barrages qui empêche tout lien avec les autres populations (en Durance ou dans d’autres affluents du Rhône).

Les nombreuses falaises du Verdon sont également des lieux refuges pour des plantes très spécifiques comme la Doradille du Verdon (fougère endémique du Verdon que l’on ne trouve nulle part ailleurs au monde) ou de très vieux genévriers de Phénicie.

La protection de ces espèces nécessite une bonne communication auprès des nombreux visiteurs du Verdon, qu’ils soient randonneurs, pratiquants de sports nautiques ou aquatiques, grimpeurs…

Le site des basses gorges du Verdon

Euphorbia Characias – 2010 ©D. Chavy

Ce petit site concentre une biodiversité d’une grande valeur. 15 espèces de chauves-souris y sont présentes dont le Murin de Capaccini.
En été, on trouve dans les basses gorges, 30 % de la population reproductrice nationale pour cette espèce et en hiver, 37% des effectifs nationaux.

Le dérangement pouvant être fatal pour les chauves-souris en hiver quand elles hibernent, et en été quand elles se reproduisent, une bonne sensibilisation du public fréquentant le secteur est nécessaire ; renforcée de mesures de protections efficaces.

Le site pour la protection des oiseaux du Verdon

Grand duc d’Europe – 2010 ©C. Jsevcik

Ce site s’étend le long des falaises du Verdon dans lesquelles nichent plusieurs espèces rupestres remarquables. Il s’agit d’oiseaux nichant en falaise comme l’Aigle royal, le Vautour fauve, le Vautour percnoptère, le Hibou Grand-duc, le Faucon pèlerin, le Crave à bec rouge
Réfugiés dans ces milieux peu accessibles, les œufs et les poussins restent néanmoins vulnérables au dérangement.
C’est pourquoi, une bonne sensibilisation des personnes pratiquants une activité en falaise est nécessaire (grimpeurs, pratiquants de highline, de saut pendulaire, de basejump, de canyoning…)

  • Le site « Grand canyon du Verdon et plateau de La Palud » (n°FR9301616)
    Le président du comité de pilotage de ce site est Michèle Bizot-Gastaldi, maire de La Palud sur Verdon.
  • Le site « Basses gorges du Verdon » (n°FR9301615)
    Le président du comité de pilotage de ce site est Arlette Ruiz, adjointe au maire de Saint-Julien-le-Montagnier.
  • Le site pour la protection des oiseaux « Verdon » (n°FR9312022)
    Le président du comité de pilotage de ce site est Michèle Bizot-Gastaldi, maire de La Palud sur Verdon.

Retrouver toutes les spécificités de ces sites dans la pochette pédagogique des gorges du Verdon.

Télécharger le document d’objectifs des sites FR9301616/FR9312022 partie Est, en totalité (Tome 1 – diagnostic écologique et socio-économique, Tome 2 – plan d’actions, Annexe 1 – données biologiques détaillées, Annexe 2 – atlas cartographique)

Télécharger les documents d’objectifs des sites FR9301516/FR9312022 partie ouest, en totalité (Tome 1 – diagnostic écologique et socio-économique, Tome 2 – plan d’actions, Annexe 1 – données biologiques détaillées, Annexe 2 – atlas cartographique)

Le site des préalpes du Verdon : gorges de Trevans, Montdenier et Mourre de Chanier

Cabane du Chiran – 2010 ©D. Chavy

Ce sont les prés d’altitude qui font l’objet d’une attention particulière sur ce site car ils sont particulièrement riches en biodiversité (parfois 35 plantes différentes sur 1m², de nombreux papillons, sauterelles et criquets).
Leur existence et leur maintien sont liés au pâturage qui perdure sur les montagnes.
Privés de la dent des herbivores, ces prés seraient petit à petit grignotés par les broussailles et perdraient de leur richesse.
Ces milieux peuvent également être fragilisés par l’érosion des sols, qui peut être provoquée par des engins motorisés, des troupeaux trop nombreux ou passant toujours aux mêmes endroits.

  • « Gorges de Trevans, Montdenier et Mourre de Chanier » (FR9301540)

Le président du comité de pilotage de ce site est Philippe Maranges, maire adjoint de Castellane.

Télécharger le document d’objectifs des sites FR9301516/FR9312022 partie ouest, en totalité (Tome 1 – diagnostic écologique et socio-économique, Tome 2 – plan d’actions, Annexe 1 – Fiches Habitats et espèces, Annexe 2 – Notice de la carte des habitats

Quatre autres sites Natura 2000 sont en partie sur le territoire du Parc du Verdon mais sont animés par d’autres structures

  • Le site de « l’Asse » (n°FR9301533)
    Contacter Ophélie Cussac (06 87 23 00 37) ou consulter le site Internet du Syndicat mixte de défense des berges de l’Asse.
  • Les 2 sites de « la Durance » (n°FR9301589 et n°FR9312003)
    Contacter Guillaume Bernard (04 90 59 48 58) ou consulter le site internet du Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance.
  • Le site des « Sources et tufs du haut Var » (n°FR9301618)
    Composé de 3 entités, ce site comprend notamment les têtes de bassins versants de plusieurs affluents de l’Argens, dont la Bresque, la Cassole, l’Eau salée…
    Secteurs très riches grâce notamment à la présence permanente d’eau en contexte méditerranéen, à sa nature géologique à dominance karstique (formations de tufs et de travertins), à de grands ensembles forestiers non morcelés et au maintien d’une agriculture extensive tournée principalement vers l’élevage.
    Ces rivières hébergent des populations de Barbeau méridional, de Blageon, d’écrevisse à pieds blancs et de Cistude d’Europe.
    Aux alentours, on peut découvrir de belles prairies entretenues par la fauche et le pâturage et de vieux boisements de chênes.
    Tous ces milieux sont propices à certaines populations de chauves-souris, qui trouvent des gîtes dans le bâti ou dans les cavités karstiques.
    Contacter Lucas MARGRIS (04 98 05 12 23 / 06 72 62 14 67 / consulter le site internet du Pays de la Provence verte)