Les bouleversements récents, souvent liés au développement des progrès techniques, ont profondément transformé les territoires, aboutissant parfois à des choix inadaptés.
Comme de nombreux territoires ruraux, le Verdon doit aujourd’hui mieux prendre en compte l’existence des risques naturels, ou susceptibles d’impacter les ressources et les milieux naturels, tels que les inondations et les feux de forêt.
Des risques d’inondation inégalement répartis
Les risques d’inondation sont surtout présents sur le haut Verdon en amont de Saint-André-les-Alpes, dans le moyen Verdon à Castellane et dans le bas Verdon en aval de la retenue d’Esparron.
L’arrivée de la compétence GEMAPI a permis de lancer une dynamique sur la mise en conformité et la gestion des ouvrages de protection contre les inondations, sans régler la question des moyens (peu de financements, et montant potentiel de la taxe GEMAPI insuffisant).
Des systèmes de prévision de crues, d’alerte et de gestion de crise ont par ailleurs été mis en place pour anticiper les risques liés aux précipitations et répondre aux contraintes dans certaines des zones les plus rapidement inondables, comme des campings. Un important travail reste à conduire.
Un risque de feu de forêt présent mais contenu
Les lisières forestières en continuité du tissu urbain constituent les secteurs les plus sensibles face au risque incendie.
Des journées d’information sur les Obligations Légales de Débroussaillement (OLD) sont proposées par les services de l’État, posant ainsi le cadre réglementaire qui s’impose aux propriétaires.
En parallèle, des plans intercommunaux de débroussaillement et d’aménagement forestier assurent la planification et l’aménagement des massifs forestiers sur des périodes de 10 ans.
Des plans intercommunaux d’occupation pastorale commencent à émerger dans les zones touchées par le risque incendie pour associer débroussaillement et agropastoralisme.
Une gestion des déchets qui se structure

Depuis 2017, la collecte et le traitement des déchets sont placés sous la responsabilité des intercommunalités qui doivent faire face à des problématiques communes, telles que la sur-fréquentation touristique et le dimensionnement de leurs équipements, la gestion des déchets verts et la mise en place de composteurs, ou encore le traitement des déchets économiques qui ne peuvent être associés aux ordures ménagères.
Acteur de proximité, le Parc du Verdon est un acteur-clé pour aider ces collectivités à se concerter et les accompagner dans la conception de solutions innovantes.
Animateur du territoire, il participe également à la diffusion de l’information auprès du grand public et des scolaires.
Grâce à ses écogardes qui sillonnent les sites naturels les plus fréquentés depuis 2012, le Parc effectue un vaste travail de sensibilisation et d’information sur la réglementation et les comportements à risque.