La conservation des variétés fruitières

Depuis 2013, un long travail de sauvegarde des anciennes variétés est mené par le Parc du Verdon afin de retrouver, identifier, et multiplier les arbres fruitiers présentant un intérêt local de conservation, sur tout le territoire.

La conservation des anciennes variétés fruitières est un enjeu majeur pour notre territoire.
En plus de préserver les savoir-faire autour de l’arboriculture diversifiée, elle contribue à la relocalisation des productions alimentaires, et à la création de circuits-courts.
Elle permet aussi de redonner des habitudes de consommation au gré de la saisonnalité des productions, mais aussi de retrouver une diversité des saveurs oubliées par le fait de la monoculture fruitière.
Par ailleurs, la plantation d’arbres participe à l’adaptation du territoire au changement climatique, et au maintien d’une biodiversité naturelle et domestique.

Les greffons – Février 2025 ©M. Doussière

Ainsi, pour redécouvrir et retrouver des anciennes variétés fruitières du Verdon, un long travail de prospection du territoire est nécessaire, engagé depuis plusieurs années, qui est combiné à des recherches historiques.
Un inventaire des variétés présentes a pu ainsi être alimenté grâce à des échanges, rencontres entre acteurs du territoire.

A ce jour, une soixantaine de variétés de pommes, et environ 110 variétés de poires, ont pu être retrouvées sur le territoire du Parc du Verdon. Un grand nombre d’entre elles font l’objet d’analyses génétiques afin de les identifier, et de connaître leur unicité, ou au contraire, leur dispersion à l’échelle nationale. Certaines sont donc considérées comme locales car elles ne sont pas présentes dans les collections de référence des autres régions françaises.

Le greffage : technique de multiplication des fruitiers – 2025 © A. Ah-hone

Pour être conservées, ces variétés anciennes ont été multipliées dans la pépinière du domaine de Valx, à la Maison du Parc du Verdon, mais aussi par des pépiniéristes partenaires, spécialisés dans les variétés anciennes.

Les arbres « mères » sont suivis et repérés dans notre système d’information géographique. Des tailles permettent de prélever des greffons qui servent à la production des plants.

Depuis 2025, un verger conservatoire est en cours de création avec 70 arbres plantés.
Le but est de regrouper différentes variétés de pommiers et poiriers au même endroit, et ainsi sécuriser leur pérennisation et faciliter leur diffusion. Ces deux lieux sont accessibles ou visibles depuis le sentier pédagogique de la Maison du Parc, n’hésitez-pas à venir faire un tour pendant les horaires d’ouverture !

Verger conservatoire de Valx, Maison du Parc du Verdon – 2025 ©M. Doussière

D’autres espaces de conservation ont été créés afin de diffuser les variétés auprès des agriculteurs, des associations et des collectivités : des vergers villageois©, des vergers paysans©, des vergers associatifs ou encore des micro-vergers (particuliers).
Cela a permis de distribuer environ 2 300 arbres entre 2014 et 2025. Les arbres ont souvent été plantés pour de l’autoconsommation, ou pour diversifier des productions agricoles, en cherchant à recréer les pré-vergers, ou à s’inscrire dans des pratiques d’agroforesterie.

Les communes de Riez et d’Allons se sont particulièrement engagées dans la démarche en plantant dans des lieux accessibles au public leurs propres vergers.

L’ensemble des plantations de vergers conservatoires a fait l’objet de journées de plantation mobilisant du public : les salariés de l’Occitane à Manosque, le club de lecture de Saint André, les enfants du centre de loisirs de Moustiers-Sainte-Marie et les élèves de l’école de primaire de Riez ont été initiés à la plantation d’arbres fruitiers.

Les chantiers de plantation

Les vergers

Consulter la brochure interactive « Variétés anciennes et savoir-faire paysan« 

En tant que particulier, si vous êtes intéressé par l’arboriculture et le patrimoine, vous pouvez vous rapprocher des associations régionales du réseau « Les Croqueurs de Pommes » pour la région SUD-Provence Alpes Côte d’Azur : les Croqueurs de pomme des Alpes latines, ou les Croqueurs de pommes de Provence.